Susie Arioli célèbre l’esprit du renouveau avec les rythmes entraînants de son album Spring

Énergique et passionnée, Susie Arioli est de retour avec son nouvel album Spring où les rythmes vifs et bondissants marquent la cadence dans une approche renouvelée. Un album où la chanteuse révèle son talent d’auteure-compositrice et exploite toute l’ampleur de sa voix, inspirée par les fréquences d’une formation regroupant d’illustres membres de l’élite du jazz. Affichant une sensibilité et un entrain irrésistibles, elle survole avec brio le formidable canevas musical que lui soumet cet ensemble dirigé par le renommé multi-instrumentiste et arrangeur Don Thompson. Fidèle à ses racines, Susie appose sa signature personnelle sur plusieurs standards du jazz en plus de nous surprendre avec quatre chansons de son cru, une première fort bien menée à titre d’auteure-compositrice-interprète.
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À travers les orchestrations pleines de swing qui nous invitent à entrer dans la danse, le blues et les influences soul font une présence remarquée sur cet album aux accents multiples. Le son Arioli prend une dimension inédite sous l’impulsion du célèbre producteur John Snyder – récipiendaire d’un Grammy pour son travail avec la regrettée Etta James – et d’un collectif de neuf musiciens comprenant une puissante section de vents. Autour du leader Don Thompson, ce groupe de haut niveau – comprenant la section rythmique de Terry Clarke, Neil Swainson et Reg Schwager, et leurs acolytes aux vents Phil Dwyer, Andy Ballantyne, Shirantha Beddage, Kevin Turcotte et Kelsley Grant – apporte une délicieuse énergie à cet album où le plaisir est un moteur évident.

D’entrée de jeu, « Loverboy » donne le ton et met en évidence le talent d’auteure-compositrice de Susie Arioli, évoquant habilement l’esprit des grands classiques du jazz. Également signée Arioli, la chanson-titre « Spring » séduit d’un même élan par son texte posé sur une mélodie aux accents feutrés. Sur « Can’t Say No », la plume de la chanteuse se fait joliment espiègle pour traiter d’un sujet aux contours diablement bien arrosés. Puis, un détour par la bossa et les situations délicates viennent compléter la ronde d’écriture avec « Someone Else ».

Les versions sont tout aussi inspirées sur cet album qui affiche une cohérence de tous les instants. Se balançant sur des arrangements d’une élégance raffinée, « Evening » nous amène au bout de la nuit, alors que « Dearest Darling » de Bo Diddley adopte un rythme résolument funky. Des standards comme « Mean to Me », « Me, Myself and I » et « Trav’lin’ Light» témoignent de l’évolution d’une voix unique, gagnant sans cesse en maturité. « I’m The Caring Kind » nous rappelle aussi Susie Arioli sur un rythme joyeux, après avoir visité les territoires bluesés de « Those Lonely, Lonely Nights ». Le tout se termine en vitesse grand V avec une interprétation énergique de « After You’ve Gone » où les musiciens s’en donnent à cœur joie sur un swing irrésistible.

Placé sous le signe du renouveau, « Spring » est un album aux sonorités réconfortantes où Susie Arioli atteint des sommets d’inspiration, soutenue de belle façon par Don Thompson et un groupe d’instrumentistes à l’instinct finement aiguisé.

Avec Spring, Susie Arioli ouvre les portes d’un nouveau cycle, porteur de magnifiques possibilités.